Champion Paralympique, Numéro 1 Mondial, Porte-Drapeau à Rio & Chef de Mission à Paris 2024 · Conférencier sur la Résilience et l'Engagement
"Mon merveilleux malheur m'a conduit à tout ce que j'ai vécu : des aventures et des rencontres extraordinaires qui m'ont permis de partir en quête du sens de ma vie."
Ancien tennisman en fauteuil roulant, entrepreneur et conférencier français né le 15 octobre 1981 à Paris. Pratique le tennis depuis l'âge de 5 ans, classé 5/6 chez les valides. 7 février 2000 : accident de ski à Avoriaz, paraplégique. 9 mois de rééducation. DEUG de Langues Étrangères Appliquées en parallèle de la rééducation. Retour au tennis en fauteuil dès 2001. Débuts professionnels 2001 : victoire au Dutch Open dès sa deuxième participation officielle. 2004 : 19 titres, n°1 mondial en double. 2005 : n°1 mondial en simple. 7 tournois du Grand Chelem en double (Roland Garros avec Stéphane Houdet, Wimbledon avec Tom Egberink…). US Open en simple. 5 titres de champion de France. Médaille d'argent aux Jeux Paralympiques d'Athènes 2004 (double). Médaille d'or aux Jeux Paralympiques de Pékin 2008 (double, avec Stéphane Houdet). Médaille de bronze aux Jeux Paralympiques de Londres 2012 (simple). Médaille aux Jeux Paralympiques de Rio 2016. Porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Paralympiques de Rio 2016. Retraite sportive en 2016. Travail au ministère de la Défense en parallèle de la carrière sportive. Co-fondateur et président de l'association "Comme les Autres" (2011) : accompagnement social par le sport pour les personnes devenues handicapées à la suite d'un accident. Co-fondateur de l'agence Handiamo (2011, avec son frère Jonathan Jérémiasz et son entraîneur Richard Warmoes) : agence sportive dédiée au handicap. Directeur du French Riviera Open à Sophia Antipolis (depuis 2017) : l'un des 4 plus grands tournois de tennis fauteuil. Consultant TV pour Canal+ (Canal Sports Club, 2018-2020) et France Télévisions (Roland Garros, depuis 2022). Membre de la commission des athlètes de Paris 2024. Chef de mission de la délégation française paralympique aux Jeux de Paris 2024. Porteur de la flamme lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques de Paris 2024. Auteur de "Mon fauteuil, mes amours, mes emmerdes" (avec Marc Germanangue, Marabout, 2011) et "Ma vie est un sport de combat" (avec Virginie Troussier, préf. Léa Salamé, postface Teddy Riner, Marabout, 2018). Conférencier référencé chez Simone & Nelson, WeChamp, Hyfen et Handiamo.
Michaël Jérémiasz avait 18 ans et une raquette de tennis dans les mains depuis l'âge de 5 ans. Le 7 février 2000, une chute à ski à Avoriaz lui retire l'usage de ses jambes. Neuf mois plus tard, il est de retour sur un court. Pas debout, mais présent. Avec une raquette et un fauteuil, il repart de zéro dans un sport qu'il croyait devoir faire le deuil. En moins de deux ans, il est professionnel. En quatre ans, il est numéro 1 mondial.
Ce rebond-là, aussi fulgurant qu'improbable, il ne le doit pas à la chance mais à une clarté de caractère rare : la conviction que la contrainte n'est pas une fin mais un point de départ. Ce "merveilleux malheur", comme il l'appelle lui-même, l'a conduit à des rencontres, des aventures et une vie dont il n'aurait sans doute pas osé rêver sans l'accident. Sept tournois du Grand Chelem, une médaille d'or à Pékin, porte-drapeau à Rio, chef de mission à Paris 2024 : chaque étape est une nouvelle démonstration que la trajectoire d'une vie peut être réinventée.
Mais ce qui distingue Michaël Jérémiasz des autres sportifs de haut niveau, c'est ce qu'il a construit autour du sport. L'association "Comme les Autres", qui aide des centaines de personnes devenues handicapées à se reconstruire par le sport et les sensations fortes. L'agence Handiamo, qui accompagne les athlètes handisport dans leur carrière. Le French Riviera Open, l'un des plus grands tournois de tennis fauteuil au monde. En conférence, il parle de tout cela : la résilience comme pratique quotidienne, le handicap comme révélateur de ressources insoupçonnées, et le leadership qui se construit dans la contrainte bien plus que dans le confort.
