Triple Championne du Monde de Karaté, Fondatrice de Fight for Dignity & Chevalière de la Légion d'Honneur

"Le corps, c'est la base. C'est la caisse de résonance du reste."

Karatéka française née le 7 novembre 1973 à L'Union (Haute-Garonne). 11 fois championne de France en kumite (1995-2006). Triple championne du Monde de karaté : kumite individuel féminin +60 kg (Rio de Janeiro 1998, Tampere 2006), kumite par équipe (Munich 2000). 7 fois championne d'Europe (dont 2 par équipe). Diplômée Grande École MBA de l'ESSEC (programme International, chaire marketing sportif, 2003-2006). Ancienne manager chez Nike. Comédienne formée au Studio Pygmalion et au cours Jean-Laurent Cochet (rôles dans Racine, Shakespeare). Consultante télé sur Sport+, Kombat Sport, L'Équipe 21 (2005-2016). Marraine de Play International (anciennement Sport sans Frontières) depuis 2003. Mission humanitaire à Kaboul en août 2005 pour enseigner le karaté à des jeunes filles afghanes. Collaboratrice de la Fondation Panzi (Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix) en RDC depuis 2014. Fondatrice de Fight for Dignity en 2017 : programme sportif et social pour femmes victimes de violences (8 ateliers en France). Ambassadrice pour le sport au gouvernement depuis 2019. Chevalière de la Légion d'honneur (2021). Officière de l'Ordre national du mérite (2021). Membre des Champions de la Paix de Peace and Sport. Conférencière experte en sport, développement durable et diplomatie sportive.

Laurence Fischer a commencé le karaté à 12 ans en ne l'aimant pas vraiment. Elle était timide, introvertie, et c'est son père, lui-même ancien karatéka, qui l'a encouragée à s'y remettre. La transformation prend du temps, puis devient totale. Elle y trouve un moyen d'expression extraordinaire, et décide d'arrêter ses études pour s'y consacrer pleinement. Onze titres de championne de France, sept d'Europe, trois du monde plus tard, elle est la karatéka française la plus médaillée en compétition individuelle.

Mais ce qui distingue Laurence Fischer de la plupart des champions, c'est ce qu'elle fait de ses victoires. En 2003, au sommet de sa carrière sportive, elle entre à l'ESSEC. Pas pour décrocher un titre de plus, mais parce qu'elle veut comprendre comment le sport peut changer des vies au-delà des podiums. Elle part en mission humanitaire à Kaboul en 2005 pour enseigner le karaté à des jeunes filles afghanes dont le corps a été effacé par la peur. Elle travaille ensuite au Congo avec la Fondation Panzi du Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix, auprès de femmes victimes de viols de guerre. En 2017, elle fonde Fight for Dignity, association qui propose des séances de karaté aux femmes victimes de violences dans huit villes de France, à la maison des femmes de Saint-Denis et ailleurs.

Entre-temps, elle a aussi été manager chez Nike, comédienne au cours Jean-Laurent Cochet, consultante télé pour Sport+ et L'Équipe 21. Une vie qui ne tient pas dans une case. En conférence, Laurence Fischer parle avec une conviction qui vient de très loin : le dépassement de soi, le leadership féminin, la dignité, et ce que le sport peut faire là où les mots ne suffisent plus.