National Geographic Explorer, Aventurière de l'Année 2014 & Conférencière sur le Dépassement de Soi et la Reconnexion à l'Essentiel
"Un problème ne naît pas sans solution. C'est ce que m'ont appris vingt-cinq ans de marche solitaire dans les endroits les plus hostiles de la planète."
Exploratrice, auteure et conférencière suisse née le 20 juin 1972 à Délémont (Jura suisse). Enfance à Montsevelier. Passion pour les aventures et la vie sauvage dès l'enfance. Essaie le cheval, le canoë, avant de choisir la marche sur longues distances. Ancienne employée des CFF (Chemins de fer fédéraux), vivant dans un minuscule appartement à Lausanne et économisant le moindre sou pour pouvoir partir à l'aventure. Pacific Crest Trail (États-Unis, 4 260 km, 4 mois, 2000) : première grande randonnée solo. Boucle intérieure de l'Australie (14 000 km, 17 mois, 2002-2003) : traverse l'Outback seule, les camionneurs australiens ne croyaient pas qu'une femme pouvait accomplir cela. Cordillère des Andes, du Chili au Machu Picchu (7 000 km, 8 mois, 2006). ExplorAsia : Sibérie → Mongolie → désert de Gobi → Chine → Laos → Thaïlande → Australie (3 ans, 2010-2013) : affrontement de trafiquants de drogue, températures extrêmes, isolement total. Aventurier européen de l'année (prix, 2013). Aventurière de l'année, National Geographic (2014). Expédition de survie dans les Kimberley, Australie-Occidentale (800 km, 3 mois, 2015) : survie en bush tucker, face-à-face avec des crocodiles d'eau salée, feux de forêt, serpents mortels. Traversée de Tasmanie du Sud au Nord (2018, pour National Geographic et un laboratoire de recherche biologique) : 3 mois, sac de 30 kg, pluies ininterrompues, herbes coupantes. Auteure de "Sauvage par nature" (Michel Lafon, 2014), "Déserts d'altitude" (2015), "Instincts" (2016), "L'Aventurière des sables" (2018).
Sarah Marquis a grandi à Montsevelier, dans le Jura suisse, avec une fascination pour la nature et les espaces sauvages qui ne l'a jamais quittée. Adolescente, elle essaie le cheval, le canoë, avant de comprendre que c'est la marche qui lui convient : lente, humble, directe, la marche met l'homme face à lui-même comme aucune autre pratique. Après des années à économiser centime après centime sur son salaire des CFF, elle part. D'abord les États-Unis. Puis l'Australie. Puis les Andes. Puis ce qui deviendra l'expédition la plus folle de sa carrière : trois ans à pied de la Sibérie à l'Australie, traversant la Mongolie, le désert de Gobi, la Chine, le Laos et la Thaïlande, seule, sans équipe d'accompagnement, dormant dans la nature, affrontant trafiquants, maladies, déshydratation et températures extrêmes.
C'est cette expédition qui lui vaut en 2013 le prix d'Aventurier européen de l'année, puis en 2014 la distinction suprême du National Geographic : Aventurière de l'année. Depuis, elle a continué d'explorer les recoins les plus hostiles de la planète, des Kimberley australiens à la Tasmanie, toujours seule, toujours à pied, toujours en mission de terrain pour des institutions scientifiques ou géographiques.
Ce qui fascine dans le parcours de Sarah Marquis, c'est la philosophie qu'elle a distillée dans ces milliers de kilomètres solitaires : la certitude profonde qu'un problème ne naît jamais sans solution, que les peurs se surmontent en y marchant dedans, et que la nature est la meilleure école qui soit pour comprendre ce dont l'être humain est vraiment capable. En conférence, elle transmet cette conviction avec une force et une sobriété rares : pas de mise en scène, pas d'effets, juste le récit d'une femme qui est allée chercher ses limites là où personne d'autre ne s'était aventuré, et qui en est revenue transformée.
