On naît tous aventurier. C'est la peur qui nous en empêche.

"Ce que tu fais, fais-le bien. C'est ma devise depuis toujours, et elle vaut autant pour traverser l'Antarctique que pour diriger une équipe."

Stéphanie Gicquel est une aventurière, athlète de haut niveau, avocate d'affaires, auteure, entrepreneuse et conférencière française née le 9 juillet 1982 à Carcassonne, diplômée de philosophie de la Sorbonne et d'HEC Paris, ayant exercé 7 ans comme avocate d'affaires, première femme à traverser l'Antarctique via le pôle Sud (2 045 km en 74 jours par -50°C, avec son mari Jérémie Gicquel et deux co-équipiers, 2014-2015, inscrite au Guinness World Records), ayant également marché jusqu'au Pôle Nord, réalisé le World Marathon Challenge (7 marathons sur 7 continents en 7 jours), championne de France des 24 heures (2018 et 2022), détentrice du record de France des 24 heures (253,58 km), vice-championne du monde de 100 km avec l'équipe de France, vice-championne d'Europe des 24 heures (2022), élue membre de la Commission des athlètes de haut niveau (mandat 2024-2028), ambassadrice L'Oréal/CeraVe, marraine de Femmes des Territoires, membre du Choiseul Sport & Business, fondatrice d'une association de sensibilisation aux régions polaires (expositions labellisées COP21 par le Ministère de l'Écologie), auteure de "Expédition Across Antarctica" (Prix littéraire René Caillié 2016), "On naît tous aventurier" (Ramsay, 2018) et "En mouvement" (2021), et conférencière de référence sur l'audace, le dépassement de soi, le changement et l'adaptation.

Stéphanie Gicquel a fait les choses à l'envers. Diplômée de la Sorbonne en philosophie puis d'HEC, elle passe sept ans dans un cabinet d'avocats d'affaires. La carrière est brillante, le parcours balisé. Et en parallèle, elle court. Des ultra-trails d'abord, puis des expéditions polaires avec son mari Jérémie. Et peu à peu, l'évidence s'impose : ce qu'elle veut vivre pleinement, c'est ça, pas le reste. En 2014, elle quitte le barreau pour préparer quelque chose que personne autour d'elle n'a jamais fait.

En 2014-2015, avec son mari et deux coéquipiers, elle traverse l'Antarctique via le pôle Sud : 2 045 kilomètres en 74 jours par -50°C. Première femme à réaliser cet exploit. Le récit de cette expédition vaut le Prix littéraire René Caillié 2016. Mais Stéphanie Gicquel ne s'arrête pas à l'exploration polaire. Elle continue en parallèle une carrière d'athlète de haut niveau en ultrafond, devenant championne de France des 24 heures à deux reprises, détentrice du record de France, vice-championne du monde et d'Europe. Là encore, à rebours du parcours habituel : elle n'a pas commencé jeune, n'est pas passée par les filières sportives classiques. Elle prouve simplement, encore et encore, que les choses sont possibles autrement.

En conférence, Stéphanie Gicquel apporte quelque chose de rare : la double légitimité d'une femme qui a réussi dans le monde des affaires et dans l'exploration et le sport d'élite. Son regard est à la fois celui de l'aventurière qui a traversé des déserts de glace et de l'ancienne avocate qui comprend les enjeux des organisations. Elle ne parle pas de l'aventure comme d'un monde inaccessible réservé aux super-héros : elle montre que chacun porte en lui les ressources pour devenir l'aventurier de sa propre vie.