"J'y vais mais j'ai peur. Parce que la peur n'empêche pas d'avancer — elle signifie simplement que ce qu'on s'apprête à faire compte vraiment."
Clarisse Crémer est une navigatrice professionnelle, auteure et conférencière française née le 30 décembre 1989 à Paris, diplômée d'HEC Paris (promotion 2013), ayant débuté sa carrière dans le marketing avant de faire de la voile son métier à temps plein, remportant en 2017 la Mini-Fastnet (en double avec Erwan Le Draoulec) et la Transgascogne (en solitaire), terminant 2e de la Mini Transat 2017 en série, participant à la Transat AG2R La Mondiale 2018, rejointe par le Team Banque Populaire en 2018 sous la tutelle d'Armel Le Cléac'h, prenant le départ de son premier Vendée Globe le 8 novembre 2020 à bord de Banque Populaire X, terminant 12e en 87 jours 2 heures et 24 minutes — meilleur temps féminin de l'histoire du Vendée Globe —, perdant son contrat avec la Banque Populaire en 2023 suite à sa maternité dans une affaire médiatisée, reprenant la course avec L'Occitane en Provence pour le Vendée Globe 2024, prenant le départ le 10 novembre 2024 aux Sables-d'Olonne avec son mari Thibaut Vauchel-Camus, auteure de la bande dessinée "J'y vais mais j'ai peur" (avec Maud Bénézit, Delcourt, 2024), et conférencière de référence sur le dépassement de soi, la résilience, la gestion du stress et l'égalité dans le sport.
Clarisse Crémer n'était pas faite pour la mer. Parisienne pure souche, diplômée d'HEC, elle travaillait dans le marketing quand la voile est passée de hobby estival à vocation totale. Ce basculement, elle ne l'explique pas vraiment — elle dit juste qu'un jour elle a décidé d'y aller, même en ayant peur. Cette phrase-là, "j'y vais mais j'ai peur", est devenue le titre de sa bande dessinée et le résumé le plus juste de sa philosophie de vie.
Pour financer sa préparation, elle invente quelque chose d'inédit dans le monde de la voile : une campagne de communication humoristique sur les réseaux sociaux, "Clarisse sur l'Atlantique", où elle raconte avec autodérision sa quête de sponsors et ses aventures maritimes. La communauté grandit, les sponsors arrivent, et la carrière décolle plus vite que prévu. En 2017, victoires en mini, 2e de la Mini Transat. En 2018, le Team Banque Populaire la repère et la confie à Armel Le Cléac'h pour préparer le Vendée Globe.
En novembre 2020, elle prend le départ du Vendée Globe. 87 jours plus tard, elle entre dans l'histoire comme la femme la plus rapide à avoir bouclé ce tour du monde en solitaire. À l'arrivée, épuisée et rayonnante, elle dit une chose simple : "La voile est un sport mixte." Deux ans après, elle devient mère. Et la Banque Populaire rompt son contrat. L'affaire fait scandale. Elle rebondit avec L'Occitane en Provence et repart au Vendée Globe en 2024, cette fois aux côtés de son mari également au départ.
Ce parcours — la reconversion audacieuse, la maternité comme épreuve professionnelle, le rebond, le courage de repartir — est au cœur de ce qu'elle porte en conférence. Elle ne cache rien de ses doutes, de ses peurs, de ses efforts et de ses joies. Et c'est précisément cela qui touche ses audiences.
