Arthur Keller

Langues : Français · Anglais
Formats d'intervention : Conférence · Keynote · Table ronde · Atelier prospectif · Séminaire d'entreprise · Formation élus et collectivités · Forum RSE
"En parallèle de la transition, qu'il convient d'accélérer, posons les fondations de projets de société alternatifs répondant aux impératifs de soutenabilité écologique, de sécurité alimentaire, énergétique et sanitaire. Tout projet n'intégrant pas ce socle minimal de considérations sera éphémère."
Ingénieur de formation. Né le 11 mai 1975. Se spécialise progressivement dans l'identification et la caractérisation des vulnérabilités des systèmes complexes. S'intéresse au métabolisme des sociétés humaines : évaluation des risques de disruption plausibles. Directeur de la communication de Shark Angels France (2012-2014) : ONG internationale de protection des requins. Conférencier, formateur et consultant depuis 2014 : collectivités, institutions, entreprises, ONG. Enseignant à CentraleSupélec. Expert consultant pour l'ADEME et le Cerema. Auteur d'une classification des imaginaires de l'avenir (2019) : outil de prospective fondé sur l'analyse des processus biogéochimiques, la dynamique des systèmes et le storytelling. Popularisation via la web-série Limite Limite. Administrateur d'Adrastia (association reconnue d'intérêt général sur le déclin de la civilisation thermo-industrielle). Signataire de l'appel des 1000 scientifiques "Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire" (février 2020). Auditionné par l'Assemblée nationale, mission d'information sur la résilience nationale (juillet 2021). Auteur et co-auteur d'articles, tribunes, chapitres de livres collectifs. Scénariste. Concepteur de programmes de formation à la résilience pour collectivités et entreprises. Thèmes d'intervention : risques systémiques et vulnérabilités, résilience territoriale, transition écologique, limites planétaires, low-tech, imaginaires de l'avenir, storytelling et transformation culturelle.
Arthur Keller n'est pas un collapsologue, il tient à cette précision. La collapsologie, telle qu'il la définit, postule l'effondrement inévitable. Lui travaille sur autre chose : les vulnérabilités réelles de nos systèmes socio-écologiques, les risques de disruption plausibles, et surtout les stratégies concrètes pour rendre nos territoires et nos organisations plus résilients. Ce n'est pas du catastrophisme. C'est de l'ingénierie systémique appliquée aux défis du siècle.
Formé comme ingénieur, il développe progressivement une expertise transdisciplinaire rare : il lie les données sur les processus biogéochimiques, la dynamique des systèmes complexes et l'analyse des imaginaires collectifs pour produire un tableau de bord des risques systémiques que peu d'autres experts sont capables de construire. En 2019, il popularise une classification des imaginaires de l'avenir — illimitiste, soutenabiliste, découpliste, effondriste — qui devient un outil de référence en prospective pour les décideurs qui cherchent à comprendre comment les organisations et les individus se représentent l'avenir.
Ce qui distingue Arthur Keller dans le paysage des experts sur la transition, c'est sa rigueur méthodologique et son refus des postures. Il ne vend pas d'espoir facile, ni de désespoir paralysant. Il identifie les leviers d'action réels, à l'échelle des territoires comme des entreprises. Il a été auditionné par l'Assemblée nationale sur la résilience nationale. Il forme des élus et des collectivités. Il collabore avec l'ADEME et le Cerema. Et il utilise le storytelling — la narration des récits de l'avenir — comme levier de transformation culturelle, convaincu que changer les imaginaires est la condition pour changer les comportements. En conférence, il apporte une vision systémique rigoureuse et des outils pratiques pour naviguer dans l'incertitude et passer de l'impuissance au pouvoir d'action.