Matthieu Ricard

Langues : Français · Anglais · Tibétain · Népalais
Formats d'intervention : Grand témoin · Conférence · Keynote · TED Talk · Table ronde · Forum international · Séminaire de direction
"Il faut encourager une économie positive, basée davantage sur la considération d'autrui que sur l'exploitation d'autrui. L'altruisme permettra de privilégier l'harmonie durable plutôt que le développement illimité."
Né le 15 février 1946 à Aix-les-Bains. Père : Jean-François Revel, philosophe et académicien français. Mère : Yahne Le Toumelin, peintre. Enfance dans un milieu intellectuel parisien. Premier voyage en Inde (1967) : rencontre de grands maîtres spirituels tibétains. Doctorat en génétique cellulaire, Institut Pasteur (1972, dir. François Jacob, Prix Nobel). Quitte la France et l'Institut Pasteur pour l'Himalaya (1972). Monastère de Shéchèn, Népal : vie monastique depuis plus de 50 ans. Rencontre le Dalaï-lama (1980). Interprète français du Dalaï-lama (depuis 1989). Ordination monastique sous Dilgo Khyentse Rinpoché. Livre "Le Moine et le Philosophe" (dialogue avec son père, 1997) : best-seller 19 mois en France, traduit en 21 langues. Études scientifiques à l'Université du Wisconsin avec Richard Davidson (Institut Mind and Life) : 50 000 heures de méditation, études IRMf — "cerveau le plus heureux jamais mesuré" (2004). TED Talk "The habits of happiness" (2004) : plus de 12 millions de vues. "Plaidoyer pour le bonheur" (2003), "L'art de la méditation" (2008), "Plaidoyer pour l'altruisme" (2013), "Plaidoyer pour les animaux" (2014), "Trois amis en quête de sagesse" (avec Jollien et André, 2016). Fondateur de Karuna-Shechen : 130 projets humanitaires (cliniques, écoles, orphelinats, centres pour personnes âgées, ponts) au Tibet, Népal, Inde et Birmanie. Reverse l'intégralité de ses droits d'auteur à Karuna-Shechen. Photographe : une cinquantaine d'ouvrages de photographies de l'Himalaya, des maîtres spirituels et des paysages tibétains.
Matthieu Ricard aurait pu devenir l'un des grands généticiens français de sa génération. Son directeur de thèse, François Jacob, venait de recevoir le Prix Nobel. La carrière était tracée, brillante, balisée. En 1967, un voyage en Inde change tout. Il rencontre Kangyour Rinpoché, un maître spirituel tibétain, et comprend que ce qu'il cherche depuis toujours ne se trouve pas dans un laboratoire. Il finit sa thèse en 1972, remercie François Jacob, et part pour l'Himalaya. Il n'en est jamais revenu.
Cinquante ans de vie monastique au Népal. Interprète du Dalaï-lama depuis 1989. Et une conviction construite non par foi aveugle mais par expérience et par science : le bonheur n'est pas une chance ou un tempérament, c'est une compétence qui s'entraîne. Les neuroscientifiques de l'Université du Wisconsin qui l'ont soumis pendant des années à des IRM l'ont confirmé : après 50 000 heures de méditation, son cerveau produit des niveaux d'activité dans les zones liées à la compassion et au bonheur qui n'avaient jamais été mesurés. Les médias l'ont surnommé "l'homme le plus heureux du monde". Il s'en amuse.
Ce qui rend Matthieu Ricard unique comme conférencier, c'est la combinaison d'une rigueur scientifique forgée à l'Institut Pasteur, d'une expérience spirituelle de cinquante ans, et d'un engagement humanitaire concret avec Karuna-Shechen. Il ne parle pas de bonheur comme d'un concept abstrait : il parle de mécanismes cérébraux documentés, de pratiques quotidiennes accessibles, et d'une vision de l'économie et du management fondée sur l'altruisme plutôt que sur l'exploitation. Une voix rare, d'une profondeur et d'une douceur qui traversent tous les publics, du comité de direction au grand amphithéâtre.