"L'improvisation jazz, c'est prendre la meilleure décision possible avec les informations disponibles au moment présent — exactement comme dans le management."
Yaron Herman est un pianiste de jazz, compositeur, auteur et conférencier franco-israélien né le 12 juillet 1981 à Tel Aviv, ayant failli devenir basketteur professionnel dans l'équipe nationale junior israélienne avant qu'une blessure au genou ne mette fin à sa carrière sportive à 16 ans, élève d'Opher Brayer (méthode basée sur la philosophie, les mathématiques et la psychologie), prix Talent Junior de la Rimon School of Jazz and Contemporary Music, parti à 19 ans aux États-Unis (Berklee College of Music de Boston, quitté rapidement par insatisfaction), installé à Paris en passerelle vers Israël, Trophée Nouveaux Talents du Sunside (2003), Premier Prix au Concours de jazz à La Défense (2005), premier pianiste de jazz à jouer dans la Cité Interdite de Beijing (2005), Victoire du Jazz catégorie Révélation Instrumentale de l'Année (2008), artiste Blue Note (albums "Everyday" 2015 et "Y" 2017), auteur d'une dizaine d'albums internationaux dont en collaboration avec Matthieu Chedid, Michel Portal, Pat Metheny, le Quatuor Ebène, Émile Parisien, conférencier TEDxParis (2015), intervenant en entreprise (Google, Sorbonne, École Polytechnique de Lausanne, France China Foundation), auteur de "Le Déclic Créatif" (2020), et conférencier-musicien de référence sur la créativité, l'improvisation, la prise de décision en temps réel et la gestion de l'incertitude.
Yaron Herman avait 15 ans et un avenir tout tracé : basketteur professionnel, équipe nationale junior israélienne. Un genou brisé en a décidé autrement. Ce n'est pas une métaphore : c'est littéralement une fracture dans un genou qui l'a conduit au piano. À 16 ans, il commence à apprendre avec Opher Brayer, un musicien de jazz qui ne lui enseigne pas seulement des gammes, mais une façon de penser la musique à travers les mathématiques, la philosophie et la psychologie. Cette approche va définir tout ce qui suit.
À 19 ans, il part à Boston au Berklee College of Music — et repart rapidement, insatisfait. En rentrant vers Israël, il s'arrête à Paris. Une jam session. Un engagement immédiat. Il reste. En quelques années, il devient l'une des figures les plus originales du jazz français : Victoire du Jazz, Premier Prix au Concours de la Défense, premier pianiste de jazz à jouer dans la Cité Interdite de Beijing, artiste Blue Note. Sa "Real Time Composition", cette façon d'improviser en construisant en direct une architecture musicale complexe, lui vaut une invitation à enseigner à la Sorbonne et à l'École Polytechnique de Lausanne.
Ce qui intéresse Yaron Herman dans ses conférences en entreprise, c'est précisément ce parallèle : l'improvisation jazz comme modèle de prise de décision dans l'incertitude. Comment un musicien prend la meilleure décision possible avec les informations disponibles au moment présent. Comment on écoute vraiment les autres dans un collectif. Comment on transforme une contrainte en opportunité créative. Des questions que les neurosciences, la philosophie et vingt ans de scène lui permettent d'explorer avec une profondeur et une singularité qui démarquent ses conférences de tout ce qu'on entend habituellement sur la créativité.
