Jean Baptiste Alaize

Langues : Français · Anglais · Kirundi (notions)
Formats d'intervention : Conférence · Keynote · Interview sur scène · Table ronde · Séminaire d'entreprise · Forum paix et sport
Le sport m'a appris à courir vers la vie plutôt que fuir la mort.
"J'ai trois ans. Je vois des choses que personne ne devrait voir. Et pourtant, je suis là. Ce n'est pas un miracle. C'est un choix que j'ai fait tous les jours depuis."
Jean-Baptiste Alaize est un athlète handisport, défenseur des droits humains, auteur et conférencier français né le 10 mai 1991 à Muyinga (Burundi), né sous le prénom Mugisha, rescapé à l'âge de 3 ans du génocide burundais où il est grièvement blessé à coups de machette et laissé pour mort, amputé de la jambe droite, arrivé en France le 12 juillet 1998 pour être appareillé, adopté à Bonlieu-sur-Roubion (Drôme) par une famille française, intégrant l'INSEP en 2010, spécialiste du 100m, 200m sprint et du saut en longueur en catégorie T44/T64, 5 fois champion du monde du saut en longueur des moins de 23 ans (recordman du monde), finaliste aux Jeux Paralympiques de Londres 2012 (6e), médaille de bronze aux Jeux Paralympiques de Rio 2016, membre du collectif Champions de la Paix (Peace and Sport), auteur de "De l'enfer à la lumière" (Michel Lafon), et conférencier de référence sur la résilience, l'acceptation du handicap, la paix et le dépassement de soi.
Jean-Baptiste Alaize avait 3 ans quand des hommes armés de machettes ont fait irruption chez lui au Burundi. Il a vu sa mère mourir. Il a été laissé pour mort, une jambe arrachée. Il a survécu, seul, dans un pays en guerre. En 1998, à l'âge de 7 ans, il arrive en France pour être appareillé, et est adopté par une famille dans la Drôme. Ce récit — aussi brutal, aussi déchirant qu'il soit — est le point de départ de tout ce qu'il est devenu.
À 10 ans, lors d'un premier test d'athlétisme, il court onze tours de piste sans s'arrêter. L'entraîneur comprend immédiatement qu'il a quelque chose de particulier. Pas malgré sa prothèse : avec. Ce corps blessé, reconstruit, augmenté d'un membre en carbone, il en fait un outil de performance que peu d'athlètes valides peuvent égaler dans leur discipline. À 15 ans, 4 mois après ses débuts, il part aux championnats du monde handisport. Il finit par en remporter cinq titres mondiaux consécutifs chez les moins de 23 ans. À Rio en 2016, il monte sur le podium paralympique.
Ce qui distingue Jean-Baptiste Alaize comme conférencier, c'est qu'il ne raconte pas une success story. Il raconte une traversée. La haine accumulée, les nuits difficiles, les démons qui ne disparaissent jamais complètement, et la façon dont le sport lui a offert un espace pour les affronter plutôt que les fuir. Son témoignage parle à tout le monde — pas seulement à ceux qui ont vécu des drames — parce qu'il dit quelque chose d'universel sur la capacité humaine à choisir la lumière quand tout porte vers l'ombre.