Sprinteuse Internationale, Double Olympienne, Vice-Championne d'Europe & Conférencière sur la Performance au Féminin et la Résilience
"Je veux partager ce que le sport m'a appris sur la santé mentale, la performance au féminin, et l'art de poursuivre ses rêves quand tout s'effondre."
Ancienne sprinteuse française née le 15 mai 1985 à Paris, d'origine nigériane. Mère pratiquant l'athlétisme, père jouant au football. Débuts à 12 ans au club Championnet Sports (18e arrondissement de Paris). Stade Français (2002-2007). Lagardère Paris Racing (2008-2010). EA Chambéry (2011). Clermont Athlétisme Auvergne (2012-2013). AA Pays de France Athlé 95 (2014-2017). Paris UC (2018, dernière saison). Licence de sciences. Master ESC, école de commerce Euromed Management. Championnats du Monde juniors. Championne d'Europe espoirs 4x100m (2005). Participation aux JO de Pékin 2008 (relais 4x100m, disqualification). Championne de France élite en salle du 60m (Liévin, 2009, 7s32). Médaille de bronze sur 100m aux Jeux Méditerranéens de Pescara (2009). Médaille d'or sur 4x100m aux Jeux Méditerranéens de Pescara (2009). Participation aux JO de Londres 2012 (relais 4x100m). Finale du relais 4x100m aux Championnats du Monde de Moscou 2013 : médaille d'argent obtenue puis retirée suite à disqualification pour passage hors-zone (réclamation américaine). Vice-championne d'Europe 4x100m (Zurich, 2014) avec Céline Distel-Bonnet, Myriam Soumaré et Stella Akakpo. Record personnel 100m : 11s16 (2014, non homologué, vent +2,1 m/s) / 11s22 officiel. Retraite sportive en 2018. Consultante et coach agile dans la conduite du changement pour les entreprises. Conférencière sur la santé mentale, la performance au féminin, le burn-out, la poursuite de ses rêves, le double parcours scolaire et sportif. Membre de la Commission des athlètes du CNOSF (depuis 2017). Membre du collège de l'AFLD (depuis 2021). Adjointe au maire du 18e arrondissement de Paris, chargée de la Santé et de la Réduction des risques (juin 2020 - mars 2026).
Ayodélé Ikuesan-Oudart a grandi dans le 18e arrondissement de Paris, dans une famille d'origine nigériane où le sport était une évidence. À 12 ans, elle pose ses baskets sur la piste du Championnet Sports, à quelques rues de chez elle. Moins de dix ans plus tard, elle est aux Jeux Olympiques de Pékin. Ce parcours-là, elle ne le doit qu'à elle-même, à son travail, et à cette double exigence qu'elle s'impose depuis l'enfance : être performante sur la piste et en dehors, dans les études comme dans la compétition.
Ce qui rend son histoire particulièrement riche à raconter en conférence, ce ne sont pas seulement les médailles et les Jeux Olympiques. C'est aussi ce que la compétition de haut niveau fait à une femme dans la durée, les zones d'ombre que personne ne voit depuis les tribunes : la pression de la performance, la gestion du corps et de la tête, les disqualifications injustes, l'après-carrière. En 2013, à Moscou, son relais remporte une médaille d'argent aux Championnats du Monde. Quatre heures après la cérémonie, les Françaises sont disqualifiées sur réclamation américaine. Une médaille retirée alors qu'on l'a déjà tenue dans les mains : peu de situations résument mieux ce que signifie tenir face à l'injustice et repartir.
Titulaire d'un master de commerce, elle mène en parallèle une carrière de consultante dans la conduite du changement et développe une activité de conférencière centrée sur les sujets qui lui tiennent à cœur : la santé mentale des athlètes, la performance au féminin, le burn-out, et cet art difficile de poursuivre ses rêves quand les obstacles s'accumulent. Un discours rare, documenté, et profondément humain.
