Bertrand Badré

Langues : Français · Anglais
Formats d'intervention : Grand témoin · Conférence · Keynote · Table ronde · Forum économique · Séminaire de direction · Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence
La finance peut sauver le monde, mais seulement si elle accepte de se mettre au service de quelque chose de plus grand qu'elle-même.
"Le développement durable est très présent dans les discours. Il l'est moins dans les actes. C'est là que se situe le vrai défi."
Bertrand Badré est un haut fonctionnaire, banquier, entrepreneur et conférencier français, petit-fils de Louis Badré (ingénieur général des eaux et forêts, directeur général de l'ONF), fils de Denis Badré (sénateur des Hauts-de-Seine, maire de Ville-d'Avray), diplômé de l'Université Paris-IV en histoire, d'HEC Paris (promotion 1989), de Sciences Po Paris et de l'ENA (corps de l'Inspection générale des finances), ayant débuté à l'Inspection générale des finances (1995-1999) avec un détachement au bureau de la Banque mondiale au Togo, rejoint Lazard (1999-2007, New York, Londres et Paris, associé-gérant, co-direction de la restructuration d'Eurotunnel), représentant personnel adjoint du président Jacques Chirac pour l'Afrique au G8 (2003, organisation du Sommet d'Évian, conception financière de l'IFFIm pour la GAVI, rapporteur général du rapport Landau à l'origine de la création d'UNITAID), directeur financier du Crédit Agricole (2007-2011), directeur financier du groupe Société Générale (2011-2013), directeur général finances de la Banque Mondiale (2013-2016, représentation au G7, G20 et Conseil de stabilité financière, rapport "From Billions to Trillions"), fondateur et Managing Partner de Blue Like an Orange Sustainable Capital (2017, fonds d'investissement à impact dans les pays émergents), président de la Fondation Paris Agreement Research Commons (PARC), administrateur non-exécutif de Getlink (Groupe Eurotunnel) et conseiller de WealthSimple (Fintech canadien), intervenant à Georgetown, Johns Hopkins, Princeton et Oxford, auteur de "Money Honnie, si la finance sauvait le monde ?" (préfacé par Emmanuel Macron et Gordon Brown, traduit en plusieurs langues), "Voulons-nous (sérieusement) changer le monde ?" (préfacé par Erik Orsenna) et "Eau" (avec Michel Camdessus), et conférencier de référence sur la finance durable, l'ESG et le financement de la transition.
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Bertrand Badré vient d'une famille où le service public et la gestion des ressources naturelles sont une vocation transmise de génération en génération. Son grand-père dirigeait l'Office national des forêts. Son père était sénateur et maire. Lui choisit la finance, mais avec la même conviction : que les institutions ont une responsabilité envers le monde commun. Inspection des finances, Lazard à New York et Londres, directeur financier du Crédit Agricole puis de la Société Générale : une carrière de haut vol dans la finance privée et publique, construite avec la rigueur d'un inspecteur des finances et l'ambition d'un banquier d'affaires international.
En 2013, la Banque Mondiale lui confie la direction générale de ses finances. Pendant trois ans, il représente l'institution au G7, au G20 et au Conseil de stabilité financière, pilote la publication du rapport "From Billions to Trillions" qui redéfinit le cadre du financement du développement mondial, et prend la mesure d'une conviction qui va orienter toute la suite de sa carrière : les flux financiers privés sont les seuls à pouvoir financer la transition à l'échelle nécessaire. Les États et les institutions multilatérales ne peuvent pas le faire seuls.
En 2017, il crée Blue Like an Orange Sustainable Capital, fonds d'investissement à impact dans les pays émergents, avec l'ambition de démontrer que l'investissement responsable peut être rentable. L'exercice est difficile, il le reconnaît volontiers. Mais il persiste, convaincu que le monde d'après se financera autrement ou ne se financera pas. En conférence, Bertrand Badré apporte la crédibilité rare d'un homme qui a exercé aux plus hautes fonctions de la finance mondiale, et qui met aujourd'hui sa trajectoire au service d'une question décisive : comment mobiliser la finance privée pour sauver le monde ?