Delphine Horvilleur

Langues : Français · Anglais · Hébreu
Formats d'intervention : Conférence · Grand témoin · Table ronde · Forum interreligieux · Séminaire d'entreprise · Interview sur scène · Dîner-conférence
"Les voix d'ouverture et de tolérance sont ce que nos traditions religieuses peuvent offrir de mieux au monde. Quand elles se font porteuses de récits de mort, elles sont une malédiction."
Delphine Horvilleur est une femme rabbin, philosophe, écrivaine et conférencière française née le 8 novembre 1974 à Nancy, ayant débuté des études de médecine à l'Université hébraïque de Jérusalem (1992), travaillé comme journaliste à France 2 (2000-2003) et à RCJ (2003-2008), fondé le café biblique interactif "Le Café Biblique" (2003), obtenu son ordination rabbinique au Hebrew Union College de New York (2008), rejoignant l'équipe rabbinique du Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) et officiant à la synagogue Beaugrenelle (Paris 15e), titulaire d'une licence de l'Université Hébraïque de Jérusalem et d'un double master d'éducation juive et de littérature hébraïque du Hebrew Union College de New York, directrice de la rédaction de la revue trimestrielle Tenou'a (depuis 2009), première femme rabbin nommée au Conseil national du Sida (2012), membre fondatrice du KeReM (conseil des rabbins libéraux francophones), désignée parmi les neuf jeunes intellectuelles françaises par L'Express, nommée "manager de l'année 2015" par Le Nouvel Économiste, Chevalière de l'Ordre national du Mérite (2015), Officière de l'Ordre des Arts et des Lettres (2019), Chevalière de la Légion d'honneur (2020), auteure de nombreux ouvrages dont "En tenue d'Ève" (Grasset, 2013), "Comment les rabbins font les enfants" (Grasset, 2015), "Réflexions sur la question antisémite" (Grasset, 2019), "Vivre avec nos morts" (Grasset, 2021) et "Comment ça va pas ? Conversations après le 7 octobre" (Grasset, 2024), et conférencière de référence sur le dialogue interreligieux, le sens, la transmission et la question du mal.
Delphine Horvilleur a eu plusieurs vies avant de devenir rabbin. Étudiante en médecine à Jérusalem, journaliste à France 2, directrice de revue : autant d'étapes qui semblent disparates, jusqu'à ce qu'elle révèle leur fil conducteur : la transmission. Chaque vie qu'elle a traversée, c'était une façon différente de répondre à la même question — comment passer quelque chose d'essentiel à ceux qui viennent après nous ?
Elle est la troisième femme ordonnée rabbin en France, dans un univers religieux longtemps dominé par les hommes. Ce choix audacieux, elle ne l'a pas fait par provocation mais par conviction : le judaïsme libéral qu'elle incarne est une tradition vivante, qui se questionne, qui se renouvelle, qui accepte la pluralité des interprétations. À la synagogue Beaugrenelle, dans sa revue Tenou'a, dans ses livres et dans ses conférences, elle construit depuis vingt ans un espace où la pensée juive dialogue avec le monde contemporain — la mort, le corps, l'identité, l'antisémitisme, le conflit israélo-palestinien.
Ses livres sont devenus des références bien au-delà des cercles juifs. "Vivre avec nos morts", publié en 2021, est lu par des millions de Français de toutes confessions ou sans confession, comme un guide intime sur le deuil et la perte. "Comment ça va pas", écrit après le 7 octobre 2023, est une tentative courageuse de parler de la douleur, de la colère et de l'espoir dans un moment de fracture. En conférence en entreprise, Delphine Horvilleur apporte quelque chose que peu d'intervenants peuvent offrir : une pensée philosophique et spirituelle profonde, rendue accessible par un talent rare pour le récit et la métaphore, au service de questions universelles sur le sens, la transmission, le vivre-ensemble et la façon de traverser les épreuves collectives.