Créatrice du Label French Tech, Ancienne Ministre de la Culture & du Numérique, Fondatrice de Korelya Capital & Conférencière sur l'Innovation et l'Entrepreneuriat
"Il faut repenser les politiques et régulations face à l'innovation. Ce n'est pas l'innovation qui doit s'adapter aux règles d'hier, c'est nous qui devons inventer les règles d'aujourd'hui."
Femme d'affaires, ancienne ministre et conférencière franco-coréenne née Kim Jong-sook le 29 août 1973 à Séoul (Corée du Sud). Abandonnée à la naissance, placée en orphelinat, adoptée en février 1974 à l'âge de 6 mois par une famille française. Grandit à Montreuil (Seine-Saint-Denis) puis Versailles. Baccalauréat scientifique et Abitur à 16 ans (lycée franco-allemand de Buc). Classe préparatoire commerciale (Ipesup). Diplômée de l'ESSEC à 21 ans. Sciences Po Paris, section Service public (diplômée 1996). ENA, promotion Averroès (2000). Magistrate et conseillère référendaire à la Cour des comptes (3e chambre : éducation, culture, recherche, audiovisuel, 2000-2016). Auditrice externe pour l'ONU en Irak, à Genève et à New York (2001-2006). Maître de conférences à l'ENA. Directrice associée de Tilder (cabinet de conseil en communication, 2008-2009). Présidente du Club XXIe Siècle (2010-2012) : diversité et égalité des chances. Administratrice de Public Sénat (depuis 2011). Campagne présidentielle François Hollande (2012). Ministre déléguée chargée des PME, de l'Innovation et de l'Économie numérique (gouvernements Ayrault I et II, mai 2012 - avril 2014) : création du label "French Tech" (novembre 2013), soutien aux start-ups, financement participatif, fiscalité des entrepreneurs, Assises de l'entrepreneuriat. Secrétaire d'État au Commerce extérieur, au Tourisme et aux Français de l'étranger (gouvernement Valls I, avril-août 2014). Ministre de la Culture et de la Communication (gouvernement Valls II, août 2014 - février 2016) : loi relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine. Commandeure de l'ordre des Arts et des Lettres. Chevalière de la Légion d'honneur. Démission de la Cour des comptes (été 2016). Fondatrice de Korelya Capital (septembre 2016) : fonds d'investissement franco-coréen dans les nouvelles technologies, 100 millions d'euros levés auprès de Naver, passerelle entre la tech française et les marchés asiatiques. Administratrice indépendante : Schneider Electric, KLM, Talan, Devialet, Naver France. Membre : Institut Montaigne, fonds de dotation du Musée du Louvre, France Digitale, festivals CanneSeries et Eurockéennes. N°2 des 100 entrepreneurs français les plus influents (Richtopia, 2018).
Fleur Pellerin est née Kim Jong-sook, abandonnée à Séoul quelques jours après sa naissance, puis adoptée à 6 mois par une famille française qui lui a offert une autre vie. Elle grandit à Montreuil, en banlieue parisienne, dans un milieu modeste qui n'avait rien de prédestinant pour une grande école. Et pourtant : ESSEC, Sciences Po, ENA. Cour des comptes. Elle fait ce chemin-là en portant en elle cette conviction qui ne l'a jamais quittée, et qu'elle met en pratique à travers la présidence du Club XXIe Siècle : la méritocratie républicaine existe, à condition qu'on se batte pour qu'elle reste accessible à tous.
En 2012, elle entre au gouvernement par la porte du numérique. Ministre déléguée aux PME, à l'Innovation et à l'Économie numérique, elle est la figure politique qui, la première en France, donne un label et une ambition au mouvement des startups : la French Tech. Ce label, ce n'est pas qu'un sticker sur un ordinateur. C'est une politique industrielle, un signal envoyé aux entrepreneurs que l'État est capable de les comprendre et de les soutenir. Elle en est l'architecte.
Puis la Culture. Puis Korelya Capital, son fonds d'investissement qu'elle lance en 2016 avec 100 millions d'euros levés auprès du géant coréen Naver. Une façon de créer un pont entre l'écosystème technologique français et les marchés asiatiques, et de continuer à croire que la France peut s'imposer dans la compétition mondiale des technologies. En conférence, Fleur Pellerin apporte la parole rare d'une femme qui a exercé le pouvoir à tous les niveaux — la haute administration, les cabinets ministériels, l'investissement — et qui parle d'innovation, de numérique et d'entrepreneuriat avec la légitimité de quelqu'un qui les a construits de l'intérieur.
