Paléoanthropologue au Collège de France, Disciple d'Yves Coppens & Conférencier sur l'Évolution, l'IA et l'Adaptation

"De la Préhistoire à demain, les mêmes mécanismes adaptatifs font que l'Homme ne survit que s'il sait s'adapter et innover."

Paléoanthropologue français né le 22 janvier 1954 à Bois-Colombes. Bac E (mathématiques et techniques). Double cursus physique (Villetaneuse, Paris VI) et archéologie préhistorique (Paris I). DEA de paléontologie des vertébrés et paléontologie humaine. Doctorat en 1983 (thèse sur l'articulation temporo-mandibulaire des hominidés, sous la direction de Yves Coppens et Bernard Vandermeersch). Études post-doctorales à l'Université Duke (États-Unis) : chercheur associé et enseignant en anatomie au Duke University Medical Center. Maître de conférences au Collège de France depuis 1991, attaché à la chaire de Paléoanthropologie et Préhistoire du professeur Yves Coppens. Responsable de l'unité de paléoanthropologie et d'anatomie fonctionnelle (UPAF). Expert APM (Association Progrès du Management). Membre associé au Comité Médicis et à l'Académie des Entrepreneurs. Membre de la Fabrique de l'Industrie, de l'Observatoire de l'Ubérisation de la Société et de l'Institut de la Souveraineté numérique. Prix Innovation de l'Entreprise impertinente (2009). Prix de l'Innovation sociale de la Fondation Malakoff-Médéric (2012). Chroniqueur pour Les Echos et SudOuest. Plus de 30 ouvrages dont "Un paléoanthropologue dans l'entreprise" (Eyrolles, 2011), "L'Intelligence artificielle et les chimpanzés du futur" (Odile Jacob, 2019), "Et l'évolution créa la femme" (Odile Jacob, 2020), "Les chimpanzés et le télétravail" (Eyrolles, 2021), "Itinéraire d'un enfant des Trente Glorieuses" (2023).

Pascal Picq est né dans une famille de maraîchers de la banlieue parisienne, à l'époque où les champs laissaient encore la place aux premières barres d'immeubles. Un bac technique, des études de physique commencées par hasard, et puis une rencontre décisive avec Yves Coppens et Bernard Vandermeersch qui lui font découvrir la paléoanthropologie. Il n'en reviendra jamais vraiment. Après un doctorat, des années de recherche à l'Université Duke aux États-Unis et un retour en France au Collège de France, il consacre sa carrière à comprendre comment l'espèce humaine a évolué, s'est adaptée, a innové, a survécu.

Ce qui le distingue de la plupart des scientifiques de sa génération, c'est le pont qu'il décide de construire entre la paléoanthropologie et le monde de l'entreprise. Sa thèse est simple et radicale : les mêmes mécanismes évolutifs qui ont permis à l'Homo sapiens de traverser les glaces et les sécheresses du Pléistocène sont exactement ceux dont les organisations ont besoin aujourd'hui pour traverser les mutations climatiques, numériques et sociales contemporaines. Depuis plus de vingt ans, il intervient régulièrement en entreprise pour dérouler cette conviction avec une érudition et un humour qui rendent les concepts les plus complexes parfaitement accessibles.

Ses derniers ouvrages reflètent l'élargissement constant de sa réflexion : après avoir théorisé "l'Anthroprise" (une méthode adaptative pour les entreprises), il s'attaque à l'intelligence artificielle dans "L'IA et les chimpanzés du futur", plaidant pour une vision évolutionniste qui reconnaît les intelligences humaines, animales et artificielles comme complémentaires plutôt qu'opposées. Une perspective qui dérange les esprits cartésiens, réconforte les humanistes, et fascine les dirigeants en quête de sens dans un monde qui change trop vite.